LA CHRONIQUE DE ZETEO
Chaque semaine, retrouvez ici la chronique de Zeteo : les actualités, les coulisses d'un enregistrement, les réponses aux courriers des auditeurs et des auditrices...
LUMIÈRE DE LA TOUSSAINT - 01/11/2026

Marie de Hennezel, cette femme qui approche de si près tant de sujets difficiles dans nos vies - la solitude, le grand âge, les soins palliatifs et la mort – est habitée par une profonde sérénité.
Même aux instants les plus douloureux, ceux qui semblent les plus désespérés ou les plus effrayants pour tant d’entre nous, Marie de Hennezel fait partie de ces Éclaireurs et Éclaireuses qui portent la lumière là où nous en avons le plus besoin.
J’échangeais tout à l’heure au téléphone avec une Pasteure protestante. Je lui demandais si elle allait fêter la Toussaint. J’ai aimé la réponse où je l’ai entendue sourire : « Nous sommes tous saints, nous méritons tous d’être célébrés et choyés, en particulier nos défunts ». Quant aux saints, ajoutait-elle, « puisqu’ils sont saints, ils ont sans doute moins besoin de nous puisqu’ils ont tous eu le droit de rejoindre le Père…»
Alors oui. Alors que la météo nous promet un soleil radieux, nous allons célébrer la Toussaint en pleine lumière. Et j’espère que nous serons nombreux à vivre cette journée entourés de ceux qui nous sont chers, et proches de ceux qui sont déjà partis. Ils nous attendent, ils ont souvent besoin de nos prières et de nos attentions, comme d’aller les visiter là où ils reposent.
J’ai la chance d’habiter non loin du cimetière où ont été enterrés mes parents. Comme ils sont tout près de Saint-Malo, où je vais très souvent, j’ai l’impression de vivre la Toussaint une bonne quinzaine de fois par an. Tous les prétextes sont bons pour aller les voir… La plupart du temps, mes passages sont rapides. Après tout, je sais bien qu’ils habitent aujourd’hui ailleurs que dans la tombe, dans un monde invisible où je peux les rejoindre à tout instant.
Mais en même temps, je tiens beaucoup à ce petit rituel du cimetière. Il me permet de leur consacrer du temps rien que pour eux. De leur rappeler à quel point je les aime. Et de leur demander, à chaque fois, de veiller sur tous leurs descendants, à commencer par mes frères et ma sœur, jusqu’à chacun de leurs petits-enfants, y compris les miens. Après tout, me dis-je, s’il est parfois difficile de maintenir des relations saines dans une fratrie, au moins peuvent-ils essayer d’agir efficacement là où ils sont, en portant à chacun un amour singulier, dénué de préférences, purifié des faiblesses et des limites qu’ils avaient de leur vivant.
Avec mon père et ma mère, partis il y a déjà de longues années, j’ai la chance d’entretenir une relation apaisée, aimante et même tendre. Je sais que cela n’est pas le cas de tout le monde. J’échangeais encore cette semaine avec une auditrice qui me partageait la douleur des conséquences dans toute sa famille des abus qu’elle y a subis.
Le mystère du mal reste entier… Et pourtant, comme Marie de Hennezel, j’ai confiance qu’il y a un au-delà bienveillant et même merveilleux. Je sais que cette auditrice partage cette foi dans l’invisible, et que c’est ce qui lui permet de lutter contre sa souffrance. Je crois même qu’il n’existe aucun cœur, ou aucun esprit, qui ne sache intérieurement que la lumière existe. Parfois bien cachée au plus profond. Et parfois jaillissante, joyeuse et limpide comme un torrent de montagne.
J’ai vécu près de vingt ans en Pologne. L’un des plus beaux souvenirs que j’ai gardés de ce pays, ce sont les cimetières illuminés par des milliers de bougies qui embrasent les nuits. Allumées lors de la Toussaint, elles ne s’éteignent qu’au bout de quelques jours. C’est un symbole magnifique qui rappelle qu’il n’y a pas de nuit, même la plus épaisse d’hiver, qui ne soit suivie par le jour.
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LES ÉCLAIREURS - 24/10/2026

Au moment où vous lisez ces lignes, peut-être n'avez pas encore écouté le nouvel épisode avec Alexandre Di Gregorio. Si vous comptez le faire bientôt, je crois que vous vivrez la même expérience que celle que j’ai vécue en le rencontrant.
Quand Alexandre nous dit que le corps est le premier langage de la présence, je peux dire que cette parole s’incarne dans la voix, la grâce et la profondeur de ce jeune homme qui est à la fois danseur et mannequin. Lui qui parlait d’abandon à plus grand que soi, était effectivement habité par une présence qui le dépassait, et moi aussi.
J’ai vraiment pris conscience à quel point celui que j’avais en face de moi, qui parle d’elle avec tant de beauté, était un Porteur de Lumière. Comme tant de ceux et celles que j’ai la chance de rencontrer… Des hommes et des femmes photophores, pour reprendre une expression déjà employée sur ce podcast, notamment par François Cassingéna-Trévedy la première fois.
Au moment même où je commençais ces lignes, il y a quelques minutes, j’ai reçu le message d’un homme dont je sais la passion pour les grandes figures spirituelles. Il me parlait de certains invités de Zeteo qui l’ont beaucoup marqué, dont Annick de Souzenelle. Le mot qu’il a employé pour désigner ces messagers du divin m’a fait sourire : Les Éclaireurs… Cette synchronicité avec ce que j’étais en train d’écrire est d’autant plus douce que cet homme porte le prénom d’un des plus grands porteurs de lumière : Mickaël…
Dans les temps obscurs que nous vivons, la soif de lumière est de plus en plus forte. Je tiens ici à exprimer toute ma gratitude pour tout ce qui tourne autour de ce podcast, ce qui me vaut de vivre chaque jour dans la curiosité de ce qui viendra, et si souvent l’étonnement de ce qui est venu. Plus on cherche la lumière, plus elle se manifeste. Elle est souvent inattendue, surprenante (« bluffante », ce mot d’Alexandre qui vaut bien celui de l’étonnement…). Elle est toujours douce, joyeuse, apaisante et parfois guérissante.
Gratitude à tout ce qui est, et à tous ceux qui sont réunis autour de ce podcast, invités, auditeurs, donateurs… comme à tous ceux qui ne le sont pas et que nous portons dans nos cœurs,
En communion de lumière,
illustration : Les Porteurs de Lanternes (1908), de Maxfield Parrish.
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MOTS ET BALBUTIEMENTS - 18/10/2026
Au moment où je « boucle » cet épisode, à la veille de sa diffusion, je reçois un doux clin d’œil entre celui-ci et le message qu’Anne-Marie vient de m’envoyer. Dont cette phrase : « Merci pour votre texte (nb : celui de la semaine dernière La porte est au-dedans) ... Encore des résonances en moi quand vous faites référence à l'espoir d'entendre, miraculeusement, une réponse, un signe à notre "quête" dans les paroles, les partages, les expériences du peuple internet ! »
Cet espoir, je l’avais lors de l’enregistrement, ce jeudi à Paris, avec Didier Mouturat. Et pourtant, je savais qu’il allait me dire à quel point il est difficile de mettre des mots sur les réponses ou même les signes que nous recevons. Ce qui m’a étonné le plus, avec lui, c’est ce mariage subtil entre l’humilité et la sérénité. Quand Didier Mouturat parlait, j’avais l’impression d’entrevoir et de sentir ce monde plus grand qu’il évoquait, à travers le silence qui, malgré ses mots ou grâce à leurs balbutiements, se posait entre nous.
C’était comme si les mots de mon invité, jusque dans leur dénuement, avaient planté la tente d’un grand silence. Là où je ressentais de plus en plus une présence.
J’aime ce moment de l’épisode où Didier Mouturat nous parle du rayonnement du Maître spirituel par sa seule présence. Point alors n’est besoin de paroles et de mots. Je me suis mis à rêver la diffusion, un jour, d’un épisode silencieux, habité par la présence d’un grand guide…
En attendant, les mots qui ont leurs limites, ils restent assez bien ajustés à nos quêtes imparfaites. Il n’y aura probablement jamais d’épisode silencieux. À défaut de silence, il y aura encore beaucoup de mots, je l’espère, pour toucher les cœurs. Ce sont ces mots, et les silences qui les creusent et qui les relient en même temps, qui nous rassemblent chaque semaine.
Je finis ces lignes par un message inhabituel. Dans ma mission quotidienne pour Zeteo, dans d’autres missions tout aussi quotidiennes et plus personnelles, je ressens aujourd’hui le besoin de trouver une personne qui pourra m’accompagner dans mon travail d’écriture. J’en dis un peu plus dans l’annonce juste en dessous de ce texte. Dans mon cas, les limites des mots sont surtout les miennes, et je serai très heureux de trouver la perle rare…
Je souhaite à tous une belle semaine, et de belles écoutes : celle de cet épisode, celle de vos proches, celle de ce qui vient à vous, et surtout, de plus en plus, celle du grand silence qui, vous le savez déjà, est déjà en vous.
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LA PORTE EST EN DEDANS - 11/10/2026
Sur mes chemins, la Forêt de Brocéliande m’offre souvent de la traverser ou de la contourner, particulièrement lorsqu’ils me mènent au cœur de la Bretagne. C’était le cas l’autre jour, alors que j’allais à la rencontre de Morgane Le Moelle.
Comme j’avais un peu de temps avant notre rendez-vous, j’en ai profité pour retrouver un de ses hauts lieux. Il marque l’un des principaux seuils de ce magnifique et mystérieux continent végétal.
L’église de Tréhorenteuc est d’ailleurs le point de départ de l’aventure merveilleuse vécue par Morgane, le long de la ligne sacrée de l’Archange Saint-Michel, cette diagonale qui est peut-être la colonne vertébrale spirituelle et énergétique de notre vieille Europe…
Sous ses voûtes en bois, dans ses proportions admirables, alors qu’elle n’est pas plus grande qu’une chapelle, avec ses couleurs étonnantes, ses vitraux, ses fresques et ses mosaïques, celle qu’on appelle aussi l’église du Graal offre au pèlerin de vivre une expérience insolite. L'aventure intérieure, à la croisée des symboles, des figures religieuses historiques ou mythologiques.
Nous y sommes invités juste avant de pénétrer dans l’édifice : « La porte est en-dedans ». Gravée au fronton de l’entrée latérale, telle un oracle, cette inscription dit mieux que tout où doit être vécue cette quête du Graal que nous poursuivons tous dans nos vies, consciemment ou non. À l’intérieur, au creux du mystère de chacun, à la croisée du corps, du cœur et de l’esprit.
Depuis l’autre jour, cette phrase résonne en moi, particulièrement lorsque je marche sur les chemins qui sillonnent la campagne autour de chez moi, jusqu’aux rivages de l’estuaire.
Je me souviens d’Éric-Emmanuel Schmitt, lorsqu’il disait, au cours de sa participation la plus récente à ce podcast, sa préoccupation face à l'invasion toujours grandissante, dans nos vies, des bruits du monde. Lui, l’écrivain prolifique et génial, s’inquiétait notamment de l’excès de la parole et de l’écriture, relayées par les médias virtuels. Ne se transforment-ils pas de plus en plus en graves pollueurs culturels ?
Moi-même, lorsque je prends conscience du nombre de fois où je consulte par jour mon smartphone ou mon ordinateur, je me rends compte à quel point je suis encombré de fausses attentes. Trop souvent, j’espère de ces réseaux, bizarrement appelés amicaux ou sociaux, les signes ou les réponses à mes quêtes.
L’interactivité est ailleurs. La vraie, pas l’illusoire et addictive.
Sur mes chemins, et en méditant l’oracle de Tréhorenteuc, je me suis rendu compte à quel point mes désirs et mes attentes sont mal orientés, tant ils sont tournés vers l’extérieur. En fait, je commence à comprendre que tout est à trouver en moi. C’est exactement ce que à quoi est parvenu Morgane, qui dit avoir fait l’expérience, au long de sa marche solitaire, « de la paix, la sérénité et la complétude absolues ».
En ce moment sur Zeteo, il est souvent question des portes visibles et invisibles qui nous mènent au divin. Voilà le message de l’église de Tréhorenteuc. En franchissant son seuil qui nous mène au-dedans de nous, dans la diversité et la richesse de ses symboles, elle nous offre autant de portes. Autant d’ouvertures « sur toutes les parts éparses de mon âme », comme le dit encore Morgane.
La porte est en dedans… Là où, les bruits et les attentes désordonnées laissés derrière soi, jaillit la fontaine de vie. Avant de ruisseler de lumière sur toutes mes ombres, avant de rayonner autour de moi et auprès de ceux que je rencontre, et de combler tous mes désirs et toutes mes attentes.
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APPRENDRE À AIMER - 04/10/2026
Au moment où j’écris ces lignes, le bras de mer qui s’étend sous mes yeux reflète vers le ciel un miroir entièrement lisse et immobile. Il n’y a pas de vent, aucun mouvement qui balance les feuillages des arbres. Il n’y a pas de bruit, aucun chant d’oiseau qui égaie le silence qui, partout autour de moi, diffuse une douce quiétude.
En ce même moment, ce que je vois, ce que j’entends est en profonde harmonie avec ce que je ressens. Cette semaine a été à nouveau traversée par la beauté des rencontres et des échanges que Zeteo me permet de vivre. Voilà pourquoi je goûte, ce matin, une grande paix tout en moi.
Je vis le privilège immense de croiser des personnes exceptionnelles. Celles que vous avez la possibilité d’écouter ici, comme d’autres, que vous n’écouterez peut-être jamais. Celles avec qui j’ai la joie de partager des échanges qui ouvrent merveilleusement mon cœur et mon esprit. Vous êtes également nombreux, auditeurs et auditrices, dont je reçois les messages magnifiques et si souvent bouleversants.
Cette semaine encore, je recevais les confidences d’une bonne amie. Elle venait de recevoir le soin que lui avait prodigué une femme qui a parlé récemment sur Zeteo. Avec elle, j’ai vécu une expérience inédite. Léger, subtil et joyeux, j'avais le sentiment d’accueillir en moi l’ouverture spirituelle qu’elle venait de vivre, en même temps que sa guérison.
Certes, je n’ai reçu qu’une petite part de ce que mon amie a elle-même vécu. Pourtant, et cela ne me quitte pas depuis, cette ouverture ne cesse de dilater mon cœur et mon esprit. Je crois que j'ai vécu tout cela parce que la belle amitié qui me relie à cette femme nous connecte profondément l'un à l'autre.
Nous sommes tous reliés. Ensemble, et plus particulièrement quand un lien d’amour nous relie, nous ouvrons nos consciences, nous guérissons de nos blessures, nous changeons le monde.
Oui, il y a beaucoup de violences inquiétantes en ce moment, jusque dans nos villes... Et pourtant, je suis convaincu que Christiane Singer a raison, quand elle dit qu’« il fait beaucoup pour le monde, celui qui panse ses plaies et pacifie son cœur ».
Agnès Stevenin nous disait ici récemment que l’enjeu de notre existence terrestre, avec le défi inouï de l’incarnation, c'est d’apprendre à aimer.
Ce qui nous relie autour de ce podcast, comme dans tant de communautés humaines, je crois vraiment que c'est ce désir, ensemble, d'apprendre à aimer.
Il n'en faut pas beaucoup plus pour que la petite bougie qui brûle en chacun de nous s'enflamme complètement,
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ZETEO, UNE MOSAÏQUE DU CHRIST - 27/09/2026
Je n’imaginais pas, lorsque je publiais la newsletter Zeteo de dimanche midi dernier, qu’elle allait susciter autant de réactions et de messages… Il y en a eu tellement qu’il m’aurait fallu plus d’une semaine pour répondre à chacun. J’ai préféré le faire avec ce message aujourd’hui, pour dire mon émotion et ma gratitude à la vague merveilleuse de soutien que j’ai reçue, cette vague qui n’a cessé de me porter jusqu’aujourd’hui, sur ce petit bateau qu’est Zeteo.
Dans cette newsletter, je tentais de répondre à la question posée la veille par une auditrice, si Zeteo ne serait pas devenu ésotérique ? Plus que les éléments que j’y ai alors apportés, je crois que les meilleures réponses sont les vôtres. Voilà pourquoi j’ai choisi d’en restituer la plupart, et vous pouvez les retrouver en cliquant ici pour aller sur la rubrique nos auditeurs sur notre site, que je viens d’actualiser. J’ai bien sûr veillé à garder la discrétion de ces messages, en en préservant l’anonymat.
À l’image d’Ana, qui écrit que Zeteo est une mosaïque du Christ, et qui reprend la phrase de Marguerite Kardos qui disait récemment que Zeteo est une abbaye multicolore, vos réponses sont émouvantes, édifiantes, profondes, fouillées…
Elles me confirment à quel point ce sentiment que je ressens souvent avec Zeteo se vérifie avec vous comme avec tous les magnifiques invité(e)s de ce podcast : celui du dépassement. Dépassement de sentir que ce qui rassemble tant de belles personnes autour de lui me dépasse, pour ma plus grande joie, et si souvent la vôtre ! Comme le disait Christian Bobin, citation que me répète souvent la merveilleuse Frédérique Lemarchand, « ceux qui nous sauvent ne savent pas qu’ils nous sauvent », et j’ajoute, c’est tellement mieux comme ça !
Bien sûr, il n’y a pas eu que des réactions de soutien. Mais par rapport aux centaines de messages et de réactions, je peux dire que des messages de défiance, il n’y en a pas eu plus qu’il n’y a de doigts dans une seule main. Et pourtant, ces réactions m’ont peiné, et c’est à ces personnes en premières que j’ai tenu à répondre personnellement.
Chez elles comme parmi certains d’entre vous, j’ai retrouvé cet argument que Zeteo peut parfois surprendre en empruntant des chemins spirituels inhabituels.
Une de ces personnes est allée plus loin. Elle m’a interpellé au sujet de ce qui serait une mutation de Zeteo, qui serait tombé dans le « divertissement spirituel, où il y aurait à boire et à manger »…
Cette semaine, en pensant à tout cela, j’ai eu une image. C’est celle du Christ marchant en Terre Sainte. On sait qu’il n’a pas toujours suivi les chemins les plus balisés, qu’il n’a pas visité que les villages bien vus, qu’il n’est pas resté au Temple avec les prêtres comme ils l’auraient voulu…
J’ai cette image qu’il va toujours au-devant de situations nouvelles, de paysages différents, de personnes différentes… J’ai cette image qu’il va toujours au-devant de tous, qu’il est ouvert, qu’il écoute chacun, qu’il parle à chacun, qu’il guérit, qu’il prédit parfois… Et pourtant, il est toujours le Christ !
Et en même temps, comme le disent admirablement certains de vos messages, il échappe toujours aux catégories dans lesquelles on veut le ranger bien vite pour se rassurer, pour ne pas confronter des peurs, ou pour n’en garder parfois que ce qui nous convient.
J’arrête là l’image. Il est bien évident que je ne me compare pas à Jésus, même s’il est mon modèle… Mais il y a quand même dans l’aventure de Zeteo quelque chose qui ressemble à ce chemin… Comme je l’écrivais la semaine dernière, le choix des invités se fait au rythme des rencontres, des suggestions des amis, des appels du cœur, en ayant ici la conviction de suivre un fil, avec la joie au cœur, et souvent l’enthousiasme…
Mais je n’ai pas le sentiment de changer de direction… je ne me pose même pas cette question ! Le Christ est toujours au cœur.
J’aimerais citer ici Agnès, une auditrice. Elle s’est posé la question, lorsque j’ai invité une chamane : « jusqu’où explorer ? y a-t-il des limites à ne pas franchir ? » La conclusion de son message, une vraie ouverture, est très belle.
Non, Zeteo ne fait pas de tourisme spirituel. Et si effectivement je n’hésite pas à explorer parfois de nouveaux chemins, n’est-ce pas aussi pour tenter de répondre à cette immense soif spirituelle que vous êtes si nombreux à connaître ?
Non, il n’y a pas qu’un seul chemin pour aller au divin, détenu par des institutions qui seraient les seules propriétaires de la vérité. Dieu n’est pas consigné à demeure dans les bénitiers, il ne ruisselle pas que par les goupillons. Il y a une multitude de portes qui communiquent entre le monde visible et le monde invisible. Si les religions ont connu d’immenses désaffections, c’est parce qu’elles ne s’adressaient plus à tant de personnes alors que certaines découvrent de plus en plus que le divin est partout.
J’admire le pape Léon, sur notre sol français aujourd’hui, qui veut tellement ouvrir les portes de l’Église catholique ! J'étais bouleversé de voir les images de foules en liesse à Paris, notamment de voir tant de jeunes, au Stade de France ou à la Concorde, tout cela pour suivre le Christ ! Ils ont l'enthousiasme au coeur, malgré toutes les tempêtes qui assaillent le monde, nos institutions et l'Église. Quelle émotion de voir toutes ces foules, la joie et la force merveilleusement intacte d'un peuple immense qui, quoiqu'il arrive, suit irrésistiblement le Christ ! Là aussi, le monde de demain est déjà aujourd'hui.
Ici, il y a quelques années, ma fierté était de recevoir de plus en plus de femmes. Ensuite, elle a été de donner la parole à des personnes qui vivent l’exclusion en raison de leur orientation sexuelle. Maintenant, elle est de recevoir des personnes merveilleuses comme Claire Barré, chamane, ou Agnès Stevenin, guérisseuse spirituelle.
Non, les chamanes, les thérapeutes spirituels ne sont pas tous des charlatans, ils ne sont pas tous les proies même involontaires d’esprits mauvais. Cessons ces chasses aux sorcières d’un autre âge, pratiquées parfois même par certains qui, en cachette, vont consulter les médiums, voyants ou autres, quand il y a des problèmes.
Je suis sûr qu’il y a autant de personnes fiables que d’autres pas fiables, là comme ailleurs, comme dans les églises ou même les écoles. À nous d’être adultes, responsables, et pour cela il est toujours mieux d’être éveillé que de vouloir rester dans l’ignorance ou le déni.
Je tiens à redire encore ce que j’ai écrit la semaine dernière : Zeteo, un podcast libre et indépendant, accompagné par une multitude d’amis merveilleux aux suggestions souvent si précieuses. Zeteo cherche la joie, l’amour et la guérison, pas la provocation. J’ose croire que la diversité des profils de ses invités le démontre.
Je voudrais finir ce message en répondant aussi à ceux qui m’interrogent sur la présence du Christ, déjà dans le logo, et dans l’introduction de chaque épisode qui n’a pas changé depuis sa création il y a sept ans. Parfois, je reçois la demande de retirer le Christ, soit de ceux qui trouvent que Zeteo serait trop chrétien, soit d’autres qui trouvent qu’il ne l’est plus.
J’ai infiniment de respect pour les grandes sagesses, les grandes spiritualités, les grands Maîtres comme Amma ou le Dalaï-Lama… En même temps, et dans le sillage de tant d’invités, parmi lesquels Annick de Souzenelle, Philippe Dautais, Marguerite Kardos, Denis Marquet et tant d’autres, j’ai au cœur cette conviction que le Christ est unique, dans son message d’amour et l’offrande de sa vie.
Comme le poète Stéphane Bataillon l’a dit à ce micro, je ne comprends peut-être pas tout du mystère du Christ, mais j’ai la conviction que ce mystère est le cœur et la clé de notre incarnation.
Le divin est trop aimant de l’humanité et de sa création pour ne se manifester que par le Christ. En même temps, le Christ reste unique, central, il est l’alpha et l’oméga.
Oui, il peut y avoir parfois des épisodes avec des croyants d’autres spiritualités, où on ne parle pas du Christ. Pour moi, le Christ est partout ! Le divin est partout. Ce divin que les chamanes des steppes ou des jungles savent voir dans la nature, que les artistes voient dans la beauté, que les grands cœurs voient dans la générosité, que les prêtres voient dans le religieux… il s’agit partout de la même création en lien avec son créateur divin, génial et merveilleux. N’ayons pas peur, ne séparons pas, unissons ! Ayons parfois l’exigence de sortir des idées reçues, des clichés, des sentiers battus.
Si effectivement un auditeur m’a quasiment supplié de retirer l’icône du Christ comme effigie du podcast, il n’est pas rare que je reçoive, de personnes très bien intentionnées, la demande de changer mon introduction qui lui fait référence. J’y ai d’ailleurs réfléchi et j’en ai parlé autour de moi en choisissant à dessein des personnes très différentes, toutes attachées à ce podcast.
Je peux me tromper, je suis faillible, avec mes qualités et mes limites. Et puis, je ne suis pas le même — et le podcast non plus — qu’il y a sept ans lorsque je le lançais. Et il est possible qu’aujourd’hui, je rédigerais ma présentation un peu autrement. Possible, mais pas sûr.
Ce que je sens aujourd’hui, c’est que je garderai comme effigie le Christ Pantocrator, une icône qui figure dans tant de mosaïques de tant d’églises orientales. Je ne toucherai pas non plus à l’introduction. J’aurais trop l’impression de toucher à l’ADN du podcast, aux intuitions qui lui ont donné naissance… J’ai ici une autre image, celle d’une tunique sans couture, qu’on ne peut donc toucher sans la détruire.
Ça n’est pas le Christ qui est clivant. C’est souvent ce que l’on en fait. Le Christ, comme le disait Fadila Semaï à ce micro, n’est pas la propriété de certains. Il appartient à toute l’humanité.
Zeteo, podcast indépendant, libre et fragile, est un peu en ligne de crête. C’est pourquoi j’ai été très sensible à tous les soutiens que j’ai reçus ces derniers jours. Je tiens à remercier tous ceux qui l’ont exprimé, comme ceux qui ont fait un don ou qui vont en faire un, car Zeteo ne dépend que d’une générosité qui est tout le temps nécessaire, au rythme d’un effort qui se renouvelle chaque semaine.
Cette ligne de crête, vous allez la retrouver maintenant avec Dara Shukoh, le personnage incroyable et pourtant réel que beaucoup d’entre vous allez découvrir dans l’épisode qui vient, présenté par François Gautier que j’ai rencontré la semaine dernière à Paris, alors qu’il vit en Inde la plupart du temps…
Je vous souhaite une magnifique semaine dans les couleurs d’or du début de l’automne. La vie est merveilleuse, il y a parfois des peines et des creux mais il y a tellement de joies et de vagues portantes, et je tenais vraiment à partager avec vous tous celles que j’ai ressenties à la réception de l’écrasante majorité des messages. Pour les lire, je le rappelle, il suffit d’aller sur le site zeteo.fr et de cliquer sur la rubrique nos auditeurs, et pour ceux qui peuvent faire un don, d’aller sur la rubrique nous soutenir.
Belle écoute donc, et belles lectures de plus de 150 messages retranscrits sur le site, merci à tous, et à très bientôt !
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ZETEO ÉSOTÉRIQUE ? - 20/09/2026
En ce paisible samedi après-midi, je reçois le mail d’une auditrice. Elle écoute ce podcast depuis quelques années. Désolée, elle confie qu’elle préfère ne plus s’abonner à Zeteo qui suit, selon elle, une tournure trop ésotérique… Son mail reste bienveillant. Cette dame reconnaît même qu’elle n’est pas certaine d’employer le bon mot, mais qu’elle n’en trouve pas d’autre.
Il y a quelques jours, je recevais le message d’un autre auditeur. Sans détour, il m’intimait d’enlever l’icône du Christ qui est l’effigie d’un podcast qui, selon lui, n’a plus rien de chrétien.
Cette semaine, je rencontrais à Paris un écrivain que je reçois ici régulièrement et avec qui je suis heureux, souvent, de faire bouger les lignes. Me poussant du coude, il me demandait en souriant si je ne craignais pas, un jour, de finir brûlé en place publique…
J’avais déjà fait part, il y a un peu plus d’un an, de certaines réactions offusquées de croyants parfois un peu trop croyants. Ceux qui, je l’ai remarqué, partagent souvent les mêmes comportements douteux : ils jugent et tranchent comme s’ils étaient les détenteurs de la vérité. Ils se font les protecteurs d’une institution ecclésiale dont ils se croient les copropriétaires. La seule qui serait, toujours selon eux, autorisée à parler du Christ. Tout en refusant le dialogue, ils n’hésitent pas à faire part de leur indignation avec parfois une réelle véhémence.
Très heureusement, ces réactions sont rares, vraiment rares. Si je les compare aux commentaires et aux témoignages que je reçois chaque jour, elles ne pèsent guère. Ce qui compte aussi beaucoup pour moi, c’est la forte dynamique de croissance de l’audience. Alors que Zeteo boucle sa 7e année, celle-ci est plus forte que l’an dernier au même moment, par rapport à l’année précédente.
Je l’avais écrit déjà ici : Qui dois-je écouter ? Des conseils qui n’en sont même pas, puisqu’ils ressemblent davantage à des condamnations ? Ou les commentaires et les témoignages de tant d’hommes et de femmes qui disent les bienfaits qu’ils reçoivent de tel ou tel épisode ? Ces commentaires sont faciles à trouver, sur la chaîne YouTube ou sur le site web de Zeteo…
Y aurait-il d’un côté les preux, et de l’autre les gueux ? Je posais déjà cette question ici-même l’an dernier. Comme s’il y avait un peuple digne de recevoir la parole divine, tant que celle-ci est encadrée par l’institution. Et un autre peuple indigne, dont les commentaires et les témoignages ne seraient que des illusions ou des mensonges ?
Je suis bien conscient, en donnant aujourd'hui la parole à la merveilleuse Agnès Stevenin, qu’il y aura quelques belles âmes brusquées. Je crois surtout qu’il y aura des milliers de cœurs chavirés.
Telle est la ligne de Zeteo.
C’est un podcast libre et indépendant, accompagné par une multitude d’amis merveilleux aux suggestions souvent si précieuses. Zeteo cherche la joie, l’amour et la guérison, pas la provocation. J’ose croire que la diversité des profils de ses invités le démontre.
Zeteo, mené par votre serviteur, avec ses qualités et ses défauts, suit essentiellement la ligne du cœur. Que ceux qui ne le comprennent pas écoutent Aurélie, la semaine dernière, ou Agnès, aujourd’hui, comme tant d’invités passés et à venir. Qu’ils écoutent vraiment, plutôt que de juger des personnes sans les avoir écoutées ne serait-ce que quelques secondes…
Avant de finir ce message, je voudrais revenir sur ce mot « ésotérique ». Ce mot m’a fait peur longtemps et il continue de faire trembler certaines bonnes âmes, au même titre que celui de « syncrétisme ». Il y en a d’autres, comme celui de « guérisseuses » ou même de « chaman »...
La première, parmi les très rares fois qu’il a été reproché à Zeteo de tomber dans l’ésotérisme, c’était lors de la première participation de Marguerite Kardos, il y a quatre ans. Parler des Dialogues avec l’ange n’était pas, et n’est toujours pas, bien vu partout. À l'époque, j'avais même reçu le coup de fil amical mais inquiet d'un évêque ami...
Je ne suis ni exégète, ni théologien ni philosophe. J’espère un jour un épisode avec un invité qui saura crever les ballons de baudruche de ces mots fourre-tout qui sont depuis trop longtemps utilisés comme des épouvantails.
Podcast diffusé au grand public, Zeteo s’inscrit dans une démarche exotérique : mettre en lumière des sagesses, des pratiques et des expériences qui relient le monde invisible à notre monde visible.
Je respecte profondément les religions et leurs Églises. Les nombreux vices et défauts qui habitent ces institutions humaines ne doivent pas cacher les immenses qualités de tant d’hommes et de femmes qui les servent.
J’aime surtout les religions qui n’infantilisent pas leurs ouailles, en cherchant absolument à leur faire croire qu’elles sont les canaux uniques du divin vers nous et réciproquement.
De même, je suis convaincu que la transmission du divin n’est pas la propriété exclusive des clercs. Elle est aussi merveilleusement offerte par tant d’hommes et de femmes de tous horizons, dont les invités de Zeteo sont de si beaux exemples…
Je finis ce message en remerciant les auditeurs et les auditrices qui soutiennent ce podcast libre et fragile par leurs messages, par leurs prières... et aussi par leurs dons, puisque Zeteo repose entièrement sur la gratuité et la générosité de ceux qui l’écoutent... ici particulièrement, le besoin de soutenir l’effort produit se renouvelle chaque semaine, au rythme de chaque épisode.
Mes désirs et mes rêves ne sont pas de finir en martyr, loin de là. La vie est belle et, grâce à Zeteo et grâce à vous, chaque journée comporte beaucoup plus de joies et de feux d’artifices que de peines… Pour les feux d'artifices, ceux qui écouteront l’épisode d’aujourd’hui comprendront,
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PORTES VISIBLES ET INVISIBLES - 13/09/2026
Avec le témoignage passionnant d’Aurélie Croiziers de Lacvivier – l’épisode mis en ligne aujourd’hui – nous recevons une illustration de plus des liens constants qui relient notre monde visible apparemment fini et limité, avec le monde invisible immense et infini.
Ces liens, j’y étais encore plongé toute cette semaine dans la préparation des épisodes à venir, en particulier celui qui sera diffusé dimanche prochain… Lorsque j’écris ces lignes, nous sommes vendredi matin, à quelques heures de la lune nouvelle qui est annoncée ce soir.
Je ne l’aurais pas su sans quelques bonnes amies que j’ai eu la joie de rencontrer grâce à ce podcast, et qui me l'ont rappelé hier ou ce matin. Il y a peu, j’ignorais à quel point les astres jouent un rôle dans nos vies, visibles et invisibles… Pourtant, la proximité de la mer chez moi, avec des marées qui atteignent parmi les plus grandes amplitudes au monde – la Baie du Mont-Saint-Michel est toute proche – me démontre plusieurs fois chaque jour l’importance de la lune.
Je suis vraiment heureux de découvrir, grâce à ce podcast, toutes les merveilles de notre création, qui est le fruit d’une puissance divine dont l’intelligence et l’amour sont infinis. Ces merveilles sont visibles et invisibles, elles sont à la fois hors de l’espace et en lui, hors du temps et en lui.
J’ai la joie d’entretenir, et de plus en plus, de magnifiques correspondances avec quelques auditeurs ou auditrices (surtout des auditrices, à l’image du public très majoritairement féminin de ce podcast). Dont une avec une femme au prénom aussi magnifique qu’elle, qui vit en Suisse et qui se reconnaîtra. S’ils ne sont pas très fréquents, nos échanges sont très denses. Cette femme, qui était proche de Christiane Singer, tient des propos tellement profonds et éclairés que je rêve de l’inviter un jour pour ce podcast. Ce qu’elle n’envisage pas… (pour le moment, me dis-je...). Et comme l’a si joliment remarqué R…, ils nous permettent de nous rencontrer dans un espace immense, où nous entrons par des portes différentes.
Je retiens cette image si forte : celle des portes différentes. Comme le dit si bien Jésus, « il y a plusieurs maisons dans la maison de mon père ». Ce qui veut dire, pour moi, qu’il y a une diversité d’approches et de liens pour nous rapprocher de l’invisible, et qu’il y a autant de portes pour cela.
Belle semaine à tous, sous les astres et les étoiles qui nous accompagnent pour le meilleur,
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POURSUIVRE L'ÉMERVEILLEMENT - 06/09/2026
Si, comme chaque semaine, le nouvel épisode mis en ligne suscite toujours en moi une grande joie, celui d’aujourd’hui est également porteur d’autres sentiments profonds.
Je ne savais pas, en créant ce podcast il y a près de sept ans, qu’il aborderait un jour des sujets comme ceux dont nous parle Simone Berno. Il est vrai que je ne savais pas non plus où ce podcast me mènerait. Je n’imaginais pas l’aventure vécue depuis, ensemble, avec tant d’invité(e)s magnifiques, d’auditeurs et d’auditrices tout aussi magnifiques…
Je n’imaginais pas les développements, les découvertes, les révélations qui, surtout ces deux dernières années, ne cessent de se compléter, semaine après semaine.
Évoquer la Kabbale, le sujet central de cet épisode, c’est une première pour Zeteo. Et pourtant… je me souviens, dans mon adolescence, de longues soirées fiévreuses à échanger avec un ami cher, monté au ciel il y a quelques années. Nous étions passionnés par la Kabbale et les lectures de René Guénon, tout en ayant le sentiment d’aborder les rivages d’un territoire dangereux, ésotérique... donc sulfureux. Bruno, devenu religieux plus tard, était déjà un fervent catholique. Il était issu, un peu comme moi, d’un milieu aussi conservateur que frileux, toujours prêt à condamner très vite toutes les hérésies que constituaient presque toutes les sagesses qui n’étaient pas validées par le cachet du dogme ecclésial.
Il n’y a pas eu que la Kabbale… Si je l’ai assez vite oubliée, la reléguant au rang de savoirs magiques douteux, j’ai découvert d’autres sagesses que l’on pouvait dire étranges, et tout aussi dangereuses… Je pourrais citer l’astrologie, le chamanisme, différentes pratiques de guérison… Tous les chemins de crête qui sinuent entre le monde visible et le monde invisible, parce que les passerelles sont innombrables, parce qu’il y a une folle volonté de rapprochement du divin vers l’humain comme de l’humain vers le divin…
C’est ainsi que j’ai découvert le Tarot, avec une curiosité grandissante depuis quelques années. Et l’étonnement de constater à quel point ce jeu de cartes symbolique suscite l’intérêt de beaucoup de personnes que je rencontre avec Zeteo, invité(e)s, auditeurs et auditrices…
D’où ma joie d’aller à la rencontre, il y a quelques jours, de Simone Berno. En apprenant l’existence de cette femme lumineuse qui rapproche la Kabbale et le Tarot, en parcourant son livre, en découvrant que nous partagions des amis en qui j’ai toute confiance, je n’ai pas hésité un instant à aller enregistrer une émission qui traiterait de ces deux sujets.
Le Tarot, une autre première sur Zeteo…
Dans les semaines qui viennent, j’espère qu’il y aura d’autres premières comme celles-ci. Il ne s’agit ici ni de choquer, ni de provoquer, et il y a aussi d’autres sujets qui viennent et qui sont sur des registres bien différents. N'y a-t-il pas des sujets plus vibrants encore que la Kabbale et le Tarot ?
Ce dont il s’agit, plutôt, c’est de poursuivre l’émerveillement. Le chemin que suit ce podcast très libre est à la fois fragile et beau, comme je l’ai déjà écrit il y a quelque temps. Fragile, parce qu’il repose sur les qualités et les limites de votre serviteur. Beau, parce qu’il suit, je crois, la voie d’un cœur qui bat à l’unisson avec beaucoup d’autres cœurs…
NB : le choix de La Nuit Étoilée pour illustrer cet article n'est pas fortuit... Au cours d'une expérience singulière, un voyage sensoriel provoqué par une plante hallucinogène que m'avait proposée une femme chamane il y a près de 15 ans, j'avais alors été plongé dans un monde merveilleux où tout était relié et interactif... Dans un univers qui ressemblait à s'y méprendre au chef-d'oeuvre de Van Gogh...
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LES ÉVEILLEURS DU DIVIN - 30/08/2026
Rapprocher Rainer Maria Rilke et Etty Hillesum dans une même création artistique, cela n’est pas fréquent. C’est le pari que tentent Angélique Boulay, dont les auditeurs de Zeteo connaissent l’attachement à Etty, et Esther Mirjam Griffioen, les invitées de l’épisode mis en ligne aujourd’hui…
En réécoutant cette émission, enregistrée à la fin du mois de juin, c’est-à-dire il y a déjà très longtemps…, j’ai été bouleversé par la profondeur et la beauté de l’engagement d’Angélique et d’Esther Mirjam. Par des mots et des phrases saisissantes de beauté et de sens, elles témoignent avec une authenticité et une émotion palpables l’amour profond qu’elles vivent intérieurement pour Rilke et pour Etty.
En écoutant ce qui est dit dans cet épisode, les poèmes, les citations, les textes qui sont interprétés par ces deux femmes, et la harpe d’Esther Mirjam, j’ai mesuré à quel point l’idée de cet épisode, suscitée par Angélique il y a quelques mois, était un cadeau magnifique pour ce podcast et pour tous ses auditeurs et ses auditrices.
Oui. Il y a d’autres accès au divin que par les religions. Avec Rilke et Etty, transmis ici par Angélique et Esther Mirjam, nous découvrons même deux formidables éveilleurs du divin. Et nous apprenons que ce divin n’est pas à aller chercher plus loin qu’à l’intérieur de soi. Ce divin est en chacun de nous, il attend toutes les opportunités que nous lui laissons pour se manifester.
Et ce qui est merveilleux, ici, c’est de vivre l’expérience du divin en s’inspirant de ceux qui savent révéler la beauté même dans la laideur, la grâce dans l’horreur, l’invisible dans le visible, l’éternel dans le temporel, l’infini dans le fini…
Les artistes, les poètes, les écrivains, sont les passeurs qui nous permettent, dès nos vies terrestres, de vivre la joie, l’amour et la beauté. À leur manière, ils sont eux aussi des prophètes inspirés par le divin.
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ENCORE ET TOUJOURS - 23/08/2026
La semaine dernière, mon message « Des anges et des papillons » a suscité plus de réactions que d’habitude et, surtout, plus de réponses et de témoignages, et très particulièrement au sujet des papillons. Voilà pourquoi je n'hésite pas, encore une fois, d'écrire à leur sujet ici.
Nous sommes probablement beaucoup plus nombreux que nous le croyons à aimer ces chefs-d’œuvre de la création. Je crois que cela tient à leur nature même : gracieux et éphémères, multicolorés et transparents, la légèreté primesautière de leur danse dans les airs chauds et doux est merveilleuse.
Comme les anges, au début, on ne les remarque pas. Et pourtant, celui qui a été charmé une fois ne les oublie plus. Il ne les attend plus, il va à leur rencontre.
Armelle de Thé, l’invitée de l’épisode diffusé à partir d’aujourd’hui, illustre la couverture de son livre d’un papillon, que l’on retrouve souvent dans ses pages. Elle en est persuadée, l’un d’entre eux a veillé sur sa toute petite enfance en mal d’amour. Au cours de notre rencontre, elle a parlé avec émotion de celui qu’elle a fini par appeler Einstein, et nous explique pourquoi elle lui a choisi le nom d’un génie.
Armelle nous dit aussi quelles plantes semer pour multiplier les papillons dans son jardin : il s’agit de la lavande de Buenos-Aires. Guillaume, cette semaine, m’a ajouté sa propre remarque. Le talentueux et discret ingénieur du son, qui accompagne Zeteo depuis sept ans (oui, ce podcast, c’est un peu une histoire de Guillaume(s) puisque sa toute petite équipe se réduit à nous deux… ) a tenu à me dire que, selon lui, c’est la verveine de Buenos-Aires qui serait la plus efficace. Je crois que je vais essayer les deux, et je serai heureux de recueillir tous les bons conseils.
Ce que je souhaitais dire ici, c’est que celui qui veut aller à la rencontre des papillons peut les trouver. Moi, je connais leurs lieux préférés, dans mon jardin ou le long des chemins. Ainsi, depuis quelques mois, les promenades rituelles que me propose mon chien sont devenues plus attractives, parce qu’il accepte toujours de bonne grâce de m'emmener là où je sais que je retrouverai mes petits amis célestes.
Alors, les nuées de papillons qui tournoient autour de moi suscitent à chaque fois une douce joie. J’ai l’impression que leur vol est toujours porteur de messages venu du Ciel ou des anges. Et même si la plupart du temps, je n’en saisis pas le sens, je suis toujours touché par l’émotion joyeuse que déclenchent ces moments de pure beauté.
Si le papillon nous attire autant, c'est peut-être parce qu’il symbolise la perfection de la métamorphose, cette nouvelle naissance dont nous parlait Marguerite Kardos, et à laquelle nous sommes tous appelés. Et c'est aussi parce qu'il y a d'autres raisons à cette attraction, aussi profondes que les mystères de nos coeurs,
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DES ANGES ET DES PAPILLONS - 16/08/2026
Au moment où je commence à écrire ce message, un papillon blanc traverse mon champ visuel. De ma fenêtre ouverte, je le vois tracer le trait de cette lumière virevoltante, fantasque et joyeuse, qui caractérise toujours le vol de ces petites créatures merveilleuses.
Car j’ai pris l’habitude, ces dernières semaines, de vivre avec les nuées de papillons qui égaient les massifs de fleurs, les chemins, les prés alentour, et mon cœur. Je me suis même mis à espérer que le changement de saison, cette année, survienne le plus tard possible, parce que je m’inquiétais déjà des longs mois qui suivront où ils auront préféré rejoindre d’autres cieux plus cléments, probablement là où les anges habitent aussi. C’était avant de comprendre que ma vie changeait.
Cet été, c’est un peu une nouvelle page qui s’est ouverte devant moi. Il y avait l’existence d’avant, au cours de laquelle je n’avais pas particulièrement remarqué la présence des papillons. Et puis, il y a eu ce jour de juin. Au creux d’un chemin de terre, je venais de prier le ciel pour qu’il m’envoie un signe.
Presque immédiatement, j’ai reçu sa réponse, dans le battement des ailes d’un papillon à la robe rouge et foncée. Cinq fois devant moi, celui-ci a répété le même vol qui, lorsque je l’ai enfin remarqué, m’a bouleversé et émerveillé. Depuis ce jour là, il n’y a pas eu une journée sans qu’un ou deux elfes ailés ne viennent croiser l’une de mes marches quotidiennes.
Il en était de même avec les anges dans ma vie, il y a quelques années. Comme je ne croyais pas en leur existence, je n’en voyais jamais. Mais, depuis des magnifiques rencontres, dont celle avec Annick de Souzenelle, Frédérique Lemarchand, Philippe Dautais ou Marguerite Kardos, et tant d'autres..., j’ai commencé à vivre avec quelques anges. Si je ne les vois pas de mes propres yeux, ceux de mon cœur, aujourd’hui, les voient presque tout le temps.
Cette année inquiétante que nous traversons tous ensemble, j’aimerais témoigner personnellement ici qu’elle peut aussi être vécue comme une année magnifique. Il y a les ombres, et il y a aussi les lumières. Et je crois vraiment que les lumières sont plus fortes et qu’elles finiront par éclairer toutes les ombres.
Il y a tellement de lumières…
Pour moi, elles se manifestent aussi grâce à Zeteo. Les rencontres que ce podcast me permet de vivre, les épisodes diffusés et partagés avec des milliers d’auditeurs et d’auditrices, les messages reçus dont certains sont si beaux que j’ai pris l’habitude, ces derniers temps, de les lire à mes proches… les dons reçus… autant de bénédictions quotidiennes qui réjouissent ma vie.
Nous sommes tous aimés, accompagnés, entourés, consolés… Nous avons tous à notre service des armées d’anges… À commencer par celui que nous appelons l’ange gardien, et qui ne nous quitte jamais. En continuant avec la multitude d’anges qui accompagnent tous ceux que nous rencontrons : leurs anges s’accordent toujours avec le nôtre pour que la rencontre soit la meilleure possible.
J’ai le bonheur d’avoir compris que le langage que les anges aiment le plus employer avec moi, c’est celui du vol des papillons. Et lorsqu’il fera plus froid dehors, je veux croire que ces papillons trouveront dans mon cœur un nid accueillant, pour continuer de danser non plus devant moi, mais en moi.
Et vous, comment vous parlent vos anges ?
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400 ÉPISODES - 09/08/2026
Au cœur de l’été, Zeteo marque une nouvelle étape, avec le franchissement d’un nouveau seuil, celui du 400ème épisode depuis sa création, en janvier 2020 !
J’ai le souvenir de chaque étape significative vécue avec ce podcast. Le 100ème, déjà avec Marguerite Kardos, et j’étais alors si étonné d’avoir atteint ce chiffre impressionnant. Le 200ème, avec Marie de Hennezel, et le 300ème, avec Blanche de Richemont…
Le mot qui me vient tout de suite en tête et au cœur, celui que j’ai envie d’exprimer ici au moment où j’écris ces lignes, c’est celui de la GRATITUDE. Envers tous, les invité(e)s, les auditeurs et auditrices, les donateurs et donatrices… Et avant tout, envers cette bienveillance divine si étonnante, parce que c’est elle qui, depuis le début, permet ce chemin que nous empruntons ensemble.
Le mot qui vient juste après, c’est celui de l’ÉMERVEILLEMENT. Au fil des années, des épisodes, des hauts et des bas, des lumières et des doutes, il n’y a aucun effet d’une lassitude qui pourrait, après tout, me gagner. Au contraire !
J’aimerais ici reprendre cette belle formule de Cécile, une auditrice de longue date déjà, et qui, au cœur d’un très beau message, m’écrivait ceci : « J’ai la conviction qu’il est question de votre propre questionnement qui est en jeu, et que plus vous ouvrirez votre propre réflexion, plus nous bénéficierons de vos avancées ».
Dans le même esprit, Thierry m'écrivait, quelques jours plus tôt : « Le choix de vos invités reflète votre cheminement spirituel, je crois qu'il raisonne dans le cœur d'un auditoire grandissant, la spiritualité dépasse le cadre des religions ».
L’aventure de Zeteo est également mon aventure personnelle. Plus j’avance, plus je découvre de choses… et plus j’y suis encouragé par les auditeurs et les auditrices, plus je continue de cheminer sans avoir peur de mes questions, de mes doutes… ou du qu’en-dira-t-on…
Je crois au mouvement, comme à l'énergie. Ainsi, on peut parler d’une réelle évolution de ce podcast, depuis son début. Je citerai à nouveau le regretté Jean Lavoué, qui me disait que Zeteo, c’est comme un bouquet de fleurs qui s’ouvre…
Je suis notamment émerveillé par les nouvelles rencontres de cette année, comme par les retrouvailles régulières que nous vivons avec des invités comme Jean-Philippe de Tonnac la semaine dernière (5ème participation), ou Marguerite Kardos aujourd’hui (4ème participation).
Il y a les personnes, il y a aussi les découvertes. Comme me le dit souvent une bonne amie, il y a de nombreuses portes pour entrer dans cette pièce commune où nous pouvons vivre la rencontre avec le divin.
Zeteo, je l’espère de tout mon cœur, va continuer cette mission. Tant qu’elle sera utile… Il y a, j’en ai la conviction, de plus en plus de fleurs à épanouir dans tous nos cœurs !
Je tiens aussi à dire ma fierté de diffuser un podcast dont l'effigie est le Christ. Si je respecte profondément tous les chemins qui mènent au divin, dans leurs diversités et leurs richesses, Jésus est pour moi celui qui nous offre le plus beau, le plus "intégral", parce qu'il englobe la totalité de la vie et de la mort, de l'amour et du pardon.
Je tiens encore une fois à exprimer ici, et avec une grande joie, toute ma gratitude pour ce chemin qui nous mène tous ensemble vers les merveilles de l’amour éternel,
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VERS LE GRAND RETOURNEMENT - 02/08/2026
Il y a une magnifique continuité – un peu voulue – entre l’épisode d’aujourd’hui, avec Jean-Philippe de Tonnac, et celui de la semaine dernière, avec Claire Barré, comme avec les deux prochains qui suivront.
Cette continuité n’est pas que dans l’amitié qui relie Claire et Jean-Philippe. Elle est aussi dans les sujets dont ils témoignent avec tant de feu. Au cœur de cet été, au cœur de cette année 2026, alors que notre monde continue de manifester des signes inquiétants d'un peu partout, il n’est que temps de ne plus garder sous le boisseau des lumières qui nous sont essentielles.
Oui, comme évoqué la semaine dernière, il est essentiel de créer enfin des ponts entre le chamanisme et la spiritualité, en particulier le Christianisme, ici en nos terres chrétiennes. Et il est tout aussi essentiel de libérer le féminin sacré, en chaque femme, comme en chaque homme.
Il est essentiel de contribuer au Grand Retournement, dont nous parlait ici Annick de Souzenelle, comme dans beaucoup de ses œuvres et au cours de nombreuses rencontres.
Étrangement, et je ne me rendais pas compte à quel point ces deux sujets étaient reliés l’un à l’autre, les deux réhabilitations dont il est question ici, celle du chamanisme et celle du Féminin sacré, sont très étroitement liées.
Au cours de cet épisode, Jean-Philippe de Tonnac ne cache pas un certain pessimisme. Selon lui, le patriarcat* ne cèdera pas avant longtemps. J’ignore quand sera accompli le Grand Retournement**, et quel sera le prix à payer d’ici là, pour la planète et tout le Vivant : Les incendies, avec tant d’animaux et de végétaux sacrifiés ou oubliés, nous rappellent à quel point il n’y a pas que les humains qui souffrent de leurs propres folies.
En revanche, ce dont je suis déjà certain, c’est que la bascule est déjà en marche, et que nous en sommes tous les témoins. Il est en notre pouvoir d’en être les spectateurs passifs, ou les acteurs engagés.
* à toutes fins utiles, il est peut-être bon ici de préciser que la disparition souhaitable du patriarcat ne cache aucune haine envers le pôle masculin de l’humanité, bien au contraire, elle le libère en lui donnant accès sa plénitude qui passe par l'intégration de son pôle féminin…
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CHAMANISME ET SPIRITUALITÉ - 26/07/2026
L’épisode avec Claire Barré, diffusé à partir d’aujourd’hui, marque un temps fort pour Zeteo. C’est en effet la première fois, ici, qu’une émission est consacrée au chamanisme.
D’une exceptionnelle densité, le récit de notre invitée dépasse d’ailleurs largement le sujet du chamanisme, tant elle témoigne d’expériences souvent extrêmes, diverses et multiples. Sombres et douloureuses, il y a celles qu’elle a vécues au cours d’une jeunesse très tourmentée. Lumineuses et merveilleuses, il y a maintenant celles qu’elle vit depuis qu’il y a douze ans, sa vie a basculé dans l’inattendu.
Je suis profondément heureux d’ouvrir ce podcast à ce sujet si important. De plus en plus, il était abordé, questionné, parfois remis en question. Lorsque j’ai eu la joie de rencontrer Claire Barré cet hiver, je n’ai eu aucun doute qu’elle serait l’invitée idéale pour cette « première » sur Zeteo.
Ce que je partage ici n’engage que moi : bien avant la création de ce podcast, j’ai toujours eu le sentiment qu’il y avait des ponts entre le chamanisme et la spiritualité. Avec les années, cette intuition profonde s’est transformée en conviction.
Je ne parle pas du fruit d’une réflexion intellectuelle, qui résulterait d’une étude philosophique ou théologique dont je serais incapable et qui risquerait surtout de nous faire tous mourir d’ennui. Je parle des rencontres merveilleuses avec tant d’invités, dont Sandrine Chenivesse, Thierry Janssen, Jean-Philippe de Tonnac, Marguerite Kardos, Ottavia Farangoni, etc…
Aujourd’hui, je crois à l’urgence de rétablir l’alliance qui nous manque depuis des siècles, voire des millénaires, mise à mal par tant de manipulations et de jeux de pouvoir depuis aussi longtemps. En réconciliant le chamanisme et la spiritualité, on participe à l’alignement et à la réunification de ce qui relie le monde visible et le monde invisible, la création à son créateur, le corps et l’esprit, le naturel et le spirituel. les peuples premiers et nous.
Je crois à la nécessaire alliance du chamanisme avec les grandes spiritualités, je crois qu'il les renforce au lieu de les affaiblir. Je pense en particulier au Christianisme. Le Christ n'a t-il pas dit : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Mt 5, 17). D'ailleurs, n'était-il pas guérisseur lui-même ?
J'ai la conviction qu'il y aura, dans les temps qui viennent, de plus en plus d'enrichissements mutuels entre toutes nos grandes sagesses. Si elles sont parfois fragiles, parfois minées par les faiblesses humaines, elles sont le trésor de l'humanité.
Il y a urgence : les incendies catastrophiques qui embrasent nos régions démontrent à quel point cette nature, que nous avons voulu domestiquer à outrance, échappe en réalité à notre contrôle. Je pense, le coeur serré, à toutes ces familles que vivent des situations dramatiques dans tant de régions attaquées par les incendies. Je prie pour que le feu se retire... et je pense aussi à tous les animaux en proie aux flammes.
Il y a toutes les autres urgences… sanitaires, psychologiques, géopolitiques, etc... la liste est longue.
Grâce à des femmes comme Claire Barré, et j’en connais d’autres comme elle, ces urgences peuvent être transformées en opportunités d’éveil et de guérison, sur tous les plans.
Sous nos yeux, un monde nouveau est en train de surgir des craquements d’un vieux monde qui ne veut rien lâcher. D’où tant d’agonies et tant de douleurs, partout. D’où tant de renaissances, surtout.
Parce qu’il y a, et c’est tellement heureux, de nombreux cœurs vibrants, puissants et libres. Mystiques, artistes, thérapeutes, comme Claire Barré, ils sèment la joie et l’amour.
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NOUS GUÉRIRONS DE NOS BLESSURES - 19/07/2026
Deux jours avant ma rencontre avec Sarah Serievic, en fin de semaine dernière, j’enregistrais un autre épisode - cela sera le 400ème ! - chez une femme chère à mon cœur, et dont je crois pouvoir dire, sans qu’elle s’en embarrasse trop, qu’elle est devenue, au fil des années, l’une des grandes guides de ce podcast.
Une fois l’enregistrement achevé, et au cours d’un délicieux déjeuner qu’elle avait si tendrement préparé, je lui confiais un sujet qui me tient énormément à cœur. Je lui soumettais la même question que je pose souvent à ceux et surtout à celles qui m’accompagnent de leur amitié et de leurs conseils : connaissait-elle la personne que je pourrais inviter pour en parler ?
Le premier nom qui lui est venu, et le seul en fait à ce moment, a été celui de… Sarah Serievic… C’est pourquoi je n’ai pas hésité, au cours de l’émission avec cette dernière, à aborder enfin le sujet des blessures de l’amour, en particulier celles de l'amour amoureux.
Cela fait effectivement quelques mois, au fil de mes rencontres pour ce podcast, et particulièrement avec des femmes, qu’est née en moi une prise de conscience aiguë du poids que pèsent les blessures de l’amour, dans la chair comme dans la mémoire de tant de femmes – peut-être qu’il faudrait ici parler de presque toutes les femmes ? - partout sur cette planète, et depuis toujours…
Ces blessures de l’amour, elles sont causées par presque tous les hommes, dont je ne peux évidemment m’exempter. Et, là aussi, depuis toujours…
Surtout quand le micro était éteint, j’avais de plus en plus souvent recueilli les témoignages des violences vécues par des femmes très différentes les unes des autres. Mais jamais je n’avais mesuré à quel point ces violences touchent tant de femmes directement. Et quand cela n’est pas le cas, c’est indirectement, mais toujours aussi profondément.
Ces blessures souvent mortelles sont à l’origine des peurs les plus ancrées chez les femmes. Transmises de générations en générations, ces peurs envers les hommes ont également généré des peurs dans l’autre sens. J’y reconnais les miennes.
J’ai un peu surpris Sarah Serievic, en engageant ce sujet pour la première fois avec elle. Il y a, dans la spontanéité et la profondeur de ses réponses, des fulgurances qui m’ont édifié. Je tiens à lui exprimer ma gratitude pour sa disponibilité… et sa capacité à approfondir un sujet que nous n’avions pas envisagé, mais pour lequel je sentais bien, finalement, qu'elle était profondément préparée…
Je reviendrai régulièrement sur les enjeux des blessures de l’amour. J’ai déjà en tête le nom d’une invitée prochaine, et j'accueillerai aussi toutes les suggestions. J'espère aussi que nous en reparlerons avec Sarah. Et il y aura aussi des hommes, bien sûr, mais sans doute un peu plus tard.
Il faudra encore beaucoup de temps avant la réconciliation entre les hommes et les femmes. Des siècles ? Des milliers d’années ? Je me demande d’ailleurs si cette réintégration ne marquera pas la fin des temps…
Parce que je crois – et cela n’engage que moi - que le sens, l’origine et la finalité de nos destinées humaines, c’est l’amour dans ce qu’il a de plus fort, de plus fusionnel, de plus… amoureux. La brèche temporelle dans le plan de l’amour divin éternel, elle commence par la séparation entre Adam et Ève au jardin d’Éden. Elle se refermera par leur réunification, la fusion joyeuse des cœurs, des esprits et des corps… transfigurés.
Alors, il n'y aura aucune blessure dont nous n'aurons guéri.
En attendant la fin des temps, je souhaite à chacun et surtout à chacune d’entre vous la guérison de toutes nos plus vilaines blessures, et la vibration de l’amour renouvelé
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DANSE DANS LE CIEL - 05/07/2026
Jean-Philippe de Tonnac le dira au cours d’une nouvelle participation, dans quelques semaines, en évoquant l’inoubliable Alexis Zorba, héros de ce chef-d’œuvre de la littérature mondiale créé par Nikos Kazantzaki.
Inoubliable, parce qu’en toutes circonstances de la vie, même en ses creux les plus sombres, Zorba proclame que la vie se célèbre. Elle se danse, dans ses joies, ses peines, ses désirs, ses souffrances, ses échecs parfois, ou ses victoires.
C’est ce à quoi j’ai pensé l’autre jour, alors que je promenais mon chien. Celui qui a l’immense mérite de me sortir plusieurs fois par jour de mes quotidiennetés, pour aller m’en faire vivre de meilleures, celles du monde extérieur et de la nature.
Parce qu’à ce moment, j’ai été surpris par le vol de deux papillons.
Les mêmes, certainement, que ceux que j’avais déjà rencontrés quelques jours plus tôt, au même endroit à peu près, là où deux sentiers de terre se croisent. Je dois avouer que je les avais oubliés. Pas eux. Ils m’attendaient.
Cette fois, plutôt que de m’inviter à poursuivre mon chemin comme la première fois, les deux elfes ailés se sont envolés dans le ciel, dans le tournoiement de leurs robes foncées, et le tourbillon de leur vol nuptial.
Ils sont montés si loin qu’ils ont fini par se confondre dans l’azur. Et moi, je suis resté longtemps à garder la tête levée, le regard perdu vers les hauteurs.
La nouvelle apparition de ces petits envoyés célestes m’avait bouleversé. Et maintenant, j’étais gagné par la légèreté insouciante du vol en spirale qui avait propulsé leur amour dans l’infini.
Porteuse de beautés, de signes et de symboles, la grâce des papillons, êtres fragiles et éphémères, n’est-elle pas la réponse à la pesanteur du monde ?
La légèreté et la grâce qui irradient le témoignage de Georgina Tonnelier proviennent de la même source.
Depuis ce jour, dès que je promène mon chien, je guette le vol de mes compagnons de chemin. Et vous ne me croirez peut-être pas, mais à chaque fois, je les vois venir à ma rencontre, pour composer devant mon regard ébloui leurs courbes et leurs arabesques les plus joyeuses.
Je me disais l’autre jour qu’il y a des anges tout autour de nous. Maintenant, il y a des papillons partout, ceux que je vois, ou ceux que je ne vois pas mais que je sens frémir en moi.
