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Pascal Denis-Massé : Dieu est allé me chercher vraiment loin




Pascal Denis-Massé, alors qu’il suivait un parcours brillant de DRH, a vécu des changements de vie radicaux après avoir traversé des expériences aussi douloureuses que bouleversantes. Beaucoup de « conneries » personnelles, un divorce difficile, une tentative de suicide, de graves maladies… Il lui a fallu passer par tant de turpitudes et d’épreuves pour vivre un retournement spirituel aussi profond qu’étonnant.

 

Aujourd’hui, Pascal Denis-Massé a choisi de devenir « consultant en richesse humaine ». Il porte une attention particulière pour conseiller et guider les personnes en situation de handicap, et pour leur meilleure reconnaissance dans le monde du travail.

 

Et c’est en s’appuyant sur ses propres accidents de vie qu’il accompagne ceux qui souffrent, surtout dans le monde de l’entreprise : Ceux qui ont besoin de réorientation de carrière, comme ceux qui ont besoin de résoudre des situations de tension professionnelle, avec un souci de trouver une solution gagnante pour l’employé et l’employeur.

 

Depuis 2012, Pascal Denis-Massé est thérapeute, spécialiste EFT, une technique « psycho-énergétique de libération des émotions », qui utilise notamment l’hypnose et qui permet, selon lui, des résultats rapides et souvent surprenants.

 

Une rencontre vivifiante, avec un homme animé par une confiance et une espérance chrétiennes aussi ardentes qu’inspirantes, de quoi mieux vivre cette longue sortie de l’hiver, ce chemin vers Pâques parfois difficile, aride ou ténébreux.


Pour écouter notre 258ème épisode avec Pascal Denis-Massé, il suffit de cliquer sur le bouton en haut de ce texte, ou de cliquer ici pour l'écouter sur le site de Zeteo, de cliquer ici pour l'écouter sur Apple Podcast, Spotify, Deezer et toutes les bonnes applications de podcasts, ou encore de cliquer ici pour l'écouter sur la chaîne YouTube de Zeteo.


Pour découvrir le site de Pascal Denis-Massé, cliquer ici.


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L'insurrection de la bonté





« L’insurrection de la bonté » : c’est par cette parole devenue célèbre, que l’abbé Pierre a exprimé sa surprise à l’immense émotion suscitée par son fameux appel de l’hiver 1954.

 

1954… 2024...

 

Il y a exactement 70 ans que cet appel a été lancé. Depuis, le mouvement Emmaüs que l’abbé avait initié, a pris une ampleur considérable que nous connaissons tous.

 

Il y a deux jours, au petit matin, j’ai été bouleversé par la vision, sur le trottoir en bas de chez moi, sous mes fenêtres, d’un homme sur le sol. Couché sur un matelas de fortune, il disparaissait presque entièrement sous une couverture blanche.

 

Je suis sorti de chez moi, je me suis rapproché de lui.

 

Sur le goudron carbonisé, il y avait les traces d’un feu qu’il avait dû allumer la nuit pour se réchauffer, et j’ai bien vu que les flammes étaient venues même jusqu'à lécher un bout du matelas et de la couverture. Visiblement, le pauvre homme avait eu la chance de s’en rendre compte à temps, avant de s’endormir.

 

Et il gisait, là, sur le trottoir, sous le regard gêné ou irrité des passants.

 

Comme il ne bougeait pas, j’ai craint un moment qu’il était mort de froid.

Heureusement, j’ai vu la masse de son corps se retourner, à la recherche sans doute d’une position plus confortable.

 

La gardienne de mon immeuble, venue balayer le sol comme elle le fait chaque matin, a passé son balais tout près de lui. Elle a du en voir d'autres, car lorsqu'elle m'a vu, elle n'a rien trouvé d'autre à me dire que de se plaindre que les marques sur son trottoir, fondu à cet endroit, ne s'effaceraient pas de si tôt...

 

Lui... peut-être que oui, pensais-je un instant.

 

Je n’ai pas osé réveiller l’homme de cette longue nuit d’hiver. J'ai vu sa main inerte, figée sur sa jambe. C'est tout ce qu'il y a d'humain et que j'ai vraiment vu de lui. Je n'ai pas osé la prendre. Je n’ai pas su comment agir. Je suis remonté chez moi, et je suis allé régulièrement voir par la fenêtre ce qui se passait pour lui. J'étais prêt, me rassurai-je un peu, à revenir éventuellement le voir.

 

À peine une demi heure plus tard, l’homme n’était plus là. Le matelas et la couverture traînaient par terre. Comme je n’avais ni vu ni entendu d’ambulance ou de pompiers, je me suis rassuré à l’idée qu’il avait dû tout simplement se lever, et qu’il était allé porter sa misère ailleurs.

 

Ces derniers jours, j’ai été surpris d’être sollicité par des personnes, souvent jeunes, venues mendier un peu de générosité à l’entrée des magasins de ma rue. Je n’en avais jamais vu autant.

 

Il est temps que cet hiver finisse, et que ce temps qui nous prépare à Pâques fasse son œuvre de purification et d’allègement de ce qui nous pèse et de ce qui empêche ces gestes d’amour les plus évidents, comme les miens l’autre jour.

 

Il est temps d’aller vers des jours de lumière, et de ne plus nous accabler de ce qui nous attriste.

 

Comme les dernières révélations de ce week-end qui concernent trois religieux que nous sommes nombreux à connaître. Qu'ils soient innocents ou coupables, ils sont à leur tour, après tant d'autres, emportés dans le feuilleton consternant des tourments qui touchent surtout tant de victimes, et qui secouent si forts des structures ecclésiales de plus en plus rongées par le scandale, de plus en plus dépassées.

 

Aucune structure humaine n'aurait résisté à de tels tourments. Ceux qui cherchent à justifier encore l'existence de cette structure, telle quelle ou presque, le font au nom du Christ. Mais je ne suis pas sûr de ce que Jésus en aurait réellement pensé. Je crois que cette structure, égarée après des siècles d'histoire et de pouvoirs abusivement temporels, ne ressemble pas, ou plus, à l'Église qu'Il a créé.

 

Oui, il est devenu urgent, comme le dit la magnifique Annick de Souzenelle, de reconstruire nos églises intérieures.

 

Heureusement qu’il y a des héros dans l’histoire, comme l’abbé Pierre, comme tous ceux qui font vivre l’amour du Christ dans notre monde, dans la rencontre avec les plus pauvres, ceux qui nous sont si proches, comme cet homme qui dormait sur mon trottoir.

 

C’est sur des héros comme l’abbé Pierre, ou comme Sœur Emmanuelle ou Mère Teresa, que s’appuie la vraie Église du Christ. Celle qui ne s’écroulera jamais, parce qu’elle épouse et qu’elle embrasse toutes les faiblesses des hommes.

 

Une belle coïncidence me frappe : nous avions prévu de reprendre la diffusion de notre podcast Telio, le podcast qui raconte la vie des saints et des héros de Dieu aux enfants, à partir du 12 mars prochain. Et nous avions choisi, cette fois, de présenter l’histoire de l’abbé Pierre.

 

Il n’y a que quelques heures que nous avons fait ce rapprochement dont nous n’avions pas conscience : notre épisode sera diffusé 70 ans après l’appel de l’abbé Pierre !

 

L’insurrection de la bonté, elle est tout le temps possible. Chaque jour, à chaque heure. Grâce aux héros de Dieu, ceux qu’Il suscite si souvent et heureusement dans l’histoire, les piliers indestructibles de notre Église authentique..

 

Belle montée vers Pâques à tous !

 

Guillaume Devoud


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